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Les communiqués de presse en direct
Communiqué de presse : culture

le GLOB accueille la Fondation Professeur Swedenborg pour l'Art Contemporain du 11 au 19 novembre 2004

GLOB

Communiqué le 05/11/2004
Artistes prolixes issus de la photographie et des arts plastiques, Odile Darbelley et Michel Jacquelin livrent à la scène des objets théâtraux non identifiés. Nourris par un discours sur l’art contemporain qu’ils se plaisent à détourner de son sérieux, ils mettent en scène des oeuves inclassables à mi-chemin entre l’art dramatique, l’expérimentation visuelle et la performance. Le tout empreint d’une bonne dose d’humour potache, de jeux de mots douteux ou de décalages imprévisibles. Leur envie de se mettre en scène se joint à celle de vulgariser, d’une certaine manière, le milieu arty de l’art contemporain. Sorti de son contexte, il devient prétexte à un détournement constant entre les mains de ces deux iconoclastes. Ainsi ont-ils ressucité des grandes figures de la recherche scientifique ( le professeur swedenborg), exhumé de l’oubli des peuples exotiques ( les Asa ), insufflé la vie à des ready made ( Vvert Célacon ), inventé la boucherie d’art à travers le frère de Duchamp, Duchamp - Duchamp… Chacun de leurs spectacles est univers à lui tout seul. Toujours dans un esprit non de moquerie mais bien de décalage.



« (…) C’est le théâtre qui va se trouver pris dans les filets de leur regard sans concession (toujours généreux, toujours au plus loin du populisme ambiant ) porté sur la modernité, ses dérives, ses faiblesses et ses contradictions. Même s’ils ne sont pas tendres, dans ce regard porté sur l’art, ils le font avec intelligence, sans agression, à travers ces figures de comédie qui miment la docte puissance du savoir sûr de lui-même. C’est qu’avec Darbelley / Jacquelin, la farce est toujours drapée du plus grand sérieux, ce qui la rend encore plus irrésistiblement drôle. Ce qui pourrait sembler réservé à une poignée de happy few s’adresse en fait largement, et avec légéreté, tant c’est la langue et elle seule, bien avant les références artistiques ou historiques, qui fonde le cœur des saynètes. Pris dans l’énergie d’une comédie, notre regard sur l’art s’en trouve désorienté, invité à partager de plain-pied un délire qui rend tout très simple. »

MOUVEMENT, Janvier / Février 2004



tout seul je ne suis pas assez nombreux

une vision décalée et non dénuée d'humour de la danse contemporaine à travers une figure "inconnue"



Artistes iconoclastes et prolixes issus de la photographie et des arts plastiques, Odile Darbelley et Michel Jacquelin s’attachent depuis une quinzaine d’années à recycler dans leur univers décalé les courants de l’art contemporain, de Duchamp à Man Ray en passant par les arts de la scène. Ils s’attaquent ici à l’œuvre du mythique mais méconnu Marce Runningag, chorégraphe de son état. Entourée de personnages bigarrés ( un chef indien mutique, un joueur de piano aqueux, un pompier mélomane…), la Fondation entend ici reconstituer « Plus haut que ne saute le rat », pièce majeure de l’artiste, sous l’égide de Jules, ancien élève de Runningag. Elle souhaite ainsi exhumer de l’oubli le courant boudé de la Poussiv’ Dance. Les spectateurs verront donc ici le résultat de ce travail. Bien plus qu’une renaissance du ballet, les protagonistes construisent ensemble une nouvelle œuvre où se posent avec humour les questions de la représentation, de la culture et de sa transmission, de la réalité et des langages qui la constituent. A notre époque où la beauté des corps tend à être aussi standardisée que l’intelligence des esprits, il est temps que la leçon d’ironie et d’indépendance d’esprit de Marce Runningag soit en fin partagée. On peut compter sur Darbelley & Jacquelin, avec leur bagage artistique oscillant entre vidéo, performance et théâtre pour faire de cette reconstitution un moment parfaitement étonnant.



"La poussiv'dance dure le temps que la grâce prenne."

Marce Runningag





a play for web, zapping relationnel

une expérience de "cyber" théâtre où tout peut arriver (ou ne pas arriver)



A l'ère du Village Global revendiqué par Marshall MacLuhan, le cablâge du web urbain pertube la circulation mais décuple les moyens de communication. De sa patte inestimable et décalée, la Fondation Professeur Swedenborg s'est emparée de l'Homo Communicabilis pour en faire le sujet d'un spectacle-expérience, par définition interactif. Le théâtre devient alors le réceptacle des connections extérieures forcément décalées dans un dispositif scénique tout à fait adapté - dans le sens où l'entendent M.Jacquelin et O.Darbelley - donc tout à fait étonnant. L'occasion de vivre ensemble une heure d'échange relationnel multimédia. Vous croyiez avoir tout vu et tout entendu sur la société de l’internet ? Bienvenue dans l'ère du cyber-théâtre.



Il est très difficile de prévoir ce qui va se passer. Ce que l'on sait, c'est qu'un certain nombre de personnes ont accepté d'être connectées par internet entre elles et avec la salle où se trouve le public. L'originalité du dispositif réside dans la possibilité qu'il offre de permettre à chacun d'être à tout moment relié avec tous. Le public est littéralement placé au centre de la toile. Grâce à un système de reconnaissance vocale, nous pouvons sur le plateau à tout moment intervenir et nous inscrire dans la communication. On peut aussi d'un coup de "zappette" contacter discrètement tel ou tel participant, l'observer et le surprendre.

Après, c'est la vie de chacun qui se jouera devant nous, comme se jouera un peu de la vie du public et de la nôtre dans la salle. Un vrai moment de zapping relationnel: aléatoire et éphémère.


le vivarium



« N’apparaît que ce qui fut capable de se dissimuler d’abord. » G. Didi-Huberman



Ce qui apparaît d’abord… :

Odile Darbelley est assise sur un tabouret devant une table d’eau. Elle a une main posée à la surface de l’eau sur un film transparent. L’autre, dans l’eau, repose sur le fond du bassin. Elle n’est vue que de côté par le public. Face à elle, Michel Jacquelin la filme. Entre la caméra et la table d’eau, sur un support, un moniteur câblé à la caméra montre l’image « filmée ». Un fil tendu empêche le public de pénétrer dans l’espace de la performance. Odile Darbelley dit le texte de Didi-Huberman à voix basse, le son de sa voix est amplifié par le moniteur de contrôle. Il est ainsi entendu par le public dans deux points du dispositif. Sous ses mains apparaissent deux jaunes d’œufs frais qu’elle manipule dans l’eau, les ramenant au fur et à mesure qu’ils coulent au fond de l’aquarium (devenu par la présence des jaunes « vivarium »), les manipulant, les faisant apparaître ou disparaître tout au long du texte dans une sorte de chorégraphie lente.



Ce qui se dissimule… :

Dans un premier temps, l’utilisation de la vidéo semble « transparente ». Pour le public, la performance tient alors dans la complexité du texte et dans la manipulation délicate des jaunes d’œufs dans l’eau du vivarium. L’installation est à double détente et fonctionne comme un leurre, dévoilé dans les dernières minutes : la comédienne quitte sa place et son image vidéo la regarde partir. Tout ce qui jusque-là paraissait simple, l’utilisation de la vidéo comme amplificateur des perceptions, se révèle alors complexe et l’intérêt de la performance est reporté sur le principe du dispositif lui-même. L’image vue n’était donc pas celle de la réalité vécue, elle ne faisait que ressembler et tout à coup « elle dissemble ».



Contact presse :
xavier quéron
05 56 69 06 66

En savoir plus : http://www.globtheatre.net


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